Cecile Cervera
au Clic-Cool-Café jusqu'au 26, février
Collage, collage
Dans notre monde envahit par l'Image,
je sélectionne, je pioche des images dans les magazines.
J'enlève ces images de leur contexte
(univers de la mode, féminin, publicité ...)
Je désarticule, décompose, désassemble, en découpant aux ciseaux des éléments des formes, tissus, couleurs, corps de femmes et d'hommes, d'arbres, de fleurs, de fruits
Puis avec ces éléments je recompose, créant une nouvelle scène.
De cette façon je me rapproprie cet environnement ces images de publicité, de magazines, du quotidien;
ces corps «parfaits», retouchés, dénaturés, aux peaux aux couleurs uniformes.
Ce ne sont plus des corps naturels, mais des corps objets.
En enlevant le visage, en ne gardant que des «morceaux», je ne fais que les rendre encore plus objets, le visage n'a plus sa place. Ce n'est plus que le corps comme matériau qui m' intéresse.
je mêle les éléments très différents qu'on ne s'attend pas à voir assemblés de cette façon.
J'aime que le spectateur soit surpris, dérouté par ces collages, qu'il ai besoin d'observer, de s'arrêter pour s'approprier ces nouvelles scènes irréelles, fantasmagoriques.
Je désassemble ce qui était censé «être beau»
«parfait», conventionnel en des images incongrues.
J' utilise aussi des éléments issus de prises de vue personnelles, d'anciens travaux, je pioche dans mes images , dans mon univers personnel de cette façon
je ré-explore des images de mon travail.
J' ose sortir du cadre et épingle simplement des assemblages de nouvelles recherches au mur, je fais des installations où je m'intéresse à la forme, la peau, l'argile, le paysage
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